lundi 11 juin 2012
vendredi 18 mai 2012
Spectacle d'Humour à l'INSTITUT FRANCAIS de Yaoundé le 31 mai 2012
Festival Scène D'ébène Yaoundé
Jeudi le 31 mai à 19 heures
Spectacle d' humour
A l'institut Français de Yaoundé
Textes et mise en scène de Wakeu Fogaing
mardi 1 mai 2012
Wakeu Fogaing le bavard mécontent.
jeudi théâtre à Douala
Wakeu Fogaing n’a pas encore fini de dire pourquoi il parle. Est-ce que les gens l’entendent ? Que non ! Mais il n’arrêtera pas de parler sans avoir fini ce qu’il a à dire. Il y a des gens qui mangent et ne font que ça. Il y a des gens qui boivent et ne font que ça. Il y a des gens qui se taisent et se suicident dans le silence qui étouffe. Wakeu Fogaing parle et refuse de mourir avec des mots à sortir dans son ventre.
Texte et mise en scène : Wakeu Fogaing
DATE: 03 mai à 19H . Lieu : Foyer de Jeunesses Akwa.
Prix : 1000F cfa
Texte et mise en scène : Wakeu Fogaing
DATE: 03 mai à 19H . Lieu : Foyer de Jeunesses Akwa.
Prix : 1000F cfa
mardi 10 avril 2012
L’état théâtre ou le théâtre état
L’état théâtre ou le théâtre état
Notre Ministère de la Culture
joue depuis sa création une pièce de théâtre dont le thème est la présence
structurelle, visuelle et inerte dans la machine gouvernementale. Une pièce de
théâtre entièrement improvisée avec des acteurs venus de partout sauf d’une
école de formation appropriée puisque le Cameroun n’en possède pas. Une pièce
de théâtre dont personne ne connait la trame, le protagoniste ou l’antagoniste,
sans incident déclencheur, sans conflits donc sans obstacles puisque aucun
bilan ne nécessite d’être présenté. A qui ?le fonctionnement du ministère
de la culture montre bien l’idée que l’état a de ce pays dont il a la charge. Rester
dans le gouffre de l’immobilité.
Après le scénario de la subvention
des écrivains et non des maisons d’éditions, quel est le bilan national de
notre livre ?où sont les livres de valeur édités grâce à l’aide du
ministère ? Après le scénario d’aide des musiciens et non la construction
des salles de concert et la lutte contre la piraterie, quel est le bilan
positif de notre musique ? Après la farce de la distribution occulte du
milliard Culturel au lieu de la mise en place des écoles d’art, des centres
d’art, des conservatoires dans des régions quelle est la fierté qui reste
visible et dont on peut se vanter comme empreinte du ministère de la
culture ? On supprimerait le ministère de la culture que notre culture se
porterait dix fois mieux. Comment peut-on croire qu’un délégué régional de la
culture n’organise rien le 20 mars journée internationale de la Francophonie,
le 27 mars journée mondiale du théâtre, le 29 mars journée internationale de la
danse ? Le délégué en charge de la culture ne sait pas ce qu’il est sensé
faire. Et même quand il est invité pour voir ce que les artistes de sa région
ont préparé, il n’y va pas. Parce que le soir après le travail, c’est la bière
qui fait loi et non la culture.
Dans la région nous voyons tout
le monde se mobiliser pendant la semaine de la jeunesse. Le délégué régional de
la jeunesse monte et descend pour que tout se passe bien. Pendant la semaine de
la journée internationale de la femme, on voit tout le personnel du ministère
en charge de la femme se mobiliser pour que le 8 mars soit un succès. La
journée mondiale du tourisme ne passe jamais inaperçue parce que le ministère
du tourisme se prépare pour que ce soit une fête. La journée des enseignants
est connue dans tous les coins du pays. Pendant ce temps, le ministère de la
culture dort. Aucune trace de son existence dans la promotion, la mise en
valeur et l’encadrement des créateurs. On s’attendait à la construction d’un
palais de la culture, le ministère de la culture a plutôt ouvert une infirmerie
pour les artistes au ministère. Quelle farce ? les artistes des régions
dès qu’ils sentiront la maladie arrivée prendront tous le transport pour
Yaoundé.
C’est l’état théâtre de notre
culture ou le théâtre état de notre manque de culture. Le ministère de la
culture veut par cet acte dire que le ministère de la santé ne s’occupe pas des
artistes dans les coins du pays ? je crois que chaque ministère doit
travailler dans son département. Si un ministère de la culture a été créé pour
ne rien faire, qu’il ne fasse rien et on comprendra mieux que de chercher à
faire des choses sans études réelles et dans une improvisation amateur.
Wakeu Fogaing
mercredi 15 février 2012
Mon candidat n'est pas N'importe qui
Wakeu Fogaing fabrique son
nouveau spectacle humoristique
à Bafoussam
Mon Candidat n'est n'importe qui
nouveau spectacle humoristique
à Bafoussam
Mon Candidat n'est n'importe qui
Actuellement en répétitions à Bafoussam, Wakeu Fogaing manipule dans son laboratoire la période inter-électorale pour construire sa matière à rire. la gestion de ses mots l'invite à jeter un coup d'oeil sur la gestion d'autre chose.
Rendez-vous mi-mars pour le spectacle.
lundi 23 janvier 2012
Épilogue d'une trottoir
Bientôt Chez Denise
Epilogue d'un trottoir de Alain-Kamal Martial
mise en scène par Dovie Kendo
avec jeannette Mogoun
Frustrés, ivres de hard, de sexe et déballant les incompréhensions sont les impressions tirées des spectateurs vendredi dernier à la sortie de la salle de spectacle de l’Institut français (Ex centre culturel français) de Yaoundé au Cameroun. Théâtre et sexe ne font pas toujours bon ménage. La difficile représentation de l’Epilogue d’une Trottoire, proposée par le Maluki théâtre, le confirme. Troisième représentation depuis sa création 2009, la pièce de l’auteur originaire de Mayotte Alain Kamal Martial mise en scène par Dovie Kendo, artiste à la liberté revendicative mais surtout très sensible aux questions de genres et sexe n’a malheureusement pas été à la hauteur des attentes de cet autre défi de ses propositions artistiques habituellement très décalées. Le public a eu droit à un spectacle désolant et désobligeant qui laisse pantois. Pour cause ? Sexe gratuit, des mots émouvants transformés en maux pour un public, qui, ne demandait qu’à se lâcher le temps d’un début de week-end.
Pour l’interprétation de cette chronique de société, la comédienne Jeannette Mogoun visiblement sur son mauvais jour, n’a pas montré une véritable ligne de jeu, dévêtant le texte de ses émotions. Atone, elle s’est retrouvée coincée entre sa personne et les émotions. Démontrant une vraie difficulté d’appropriation de son personnage.
Pour l’histoire, nous sommes sur le trottoir, une cage toute en noire avec ouverture unique, une pointe de lumière plombée dessus. C’est l’ampoule rouge. Le réceptacle de tous les égarés de la rue publique, en quête de chaleur, de plaisir en somme. La scénographie simpliste d’Hervé Yamguen propose un espace opaque où tout semble possible. Au centre, une prostituée un programme conçu pour faire éjaculer’’ le monde. Ici, chutent les corps et âmes de tous les acabits et de toutes les intelligences du pays. Pour meubler son quotidien, elle (la prostituée) fredonne régulièrement une chansonnette, saluant au passage ses exploits face à ses multiples clients. Son dynamisme et sa vigueur sexuels font écho. Sauf le jour son logiciel performance se grippe face à la proposition d’un client peu ordinaire. Il lui demande un sexe ‘’ qui n’est ni mâle ni femelle’’. Drôle et frustrant, la prostituée prend la parole et végète à coup de fureur les champs lexicaux usités pour traiter la femme (objet de fantasmes, machine à plaisir, etc).
Pendant une heure et demie de spectacle, le texte verse un fioul sans ornements dans les rapports Homme-Femme-sexe. On est plein dans le mil du sujet. Il traverse les politiques et les vices enfouis dans les cœurs des hommes de la rue publique et même dans les foyers. L’Epilogue du trottoire est un spectacle à l’origine d’engament social et politique qui fait suite à l’Epilogue des noyés et l’Epilogue des ventres de Alain Kamal Martial. Dommage que la version féministe en apparence servie par Dovie Kendo suscite très peu d’émoi et appauvrie la poésie du texte. A titre de rappel, en 2007, l’auteur avait fait sensation avec un spectacle tiré de la même pièce. En 50 minutes, cette pièce d’un étincelant luxe de détails rendit alors un vibrant hommage aux combats de la femme africaine.
Martial Nguéa
Epilogue d'un trottoir de Alain-Kamal Martial
mise en scène par Dovie Kendo
avec jeannette Mogoun
Frustrés, ivres de hard, de sexe et déballant les incompréhensions sont les impressions tirées des spectateurs vendredi dernier à la sortie de la salle de spectacle de l’Institut français (Ex centre culturel français) de Yaoundé au Cameroun. Théâtre et sexe ne font pas toujours bon ménage. La difficile représentation de l’Epilogue d’une Trottoire, proposée par le Maluki théâtre, le confirme. Troisième représentation depuis sa création 2009, la pièce de l’auteur originaire de Mayotte Alain Kamal Martial mise en scène par Dovie Kendo, artiste à la liberté revendicative mais surtout très sensible aux questions de genres et sexe n’a malheureusement pas été à la hauteur des attentes de cet autre défi de ses propositions artistiques habituellement très décalées. Le public a eu droit à un spectacle désolant et désobligeant qui laisse pantois. Pour cause ? Sexe gratuit, des mots émouvants transformés en maux pour un public, qui, ne demandait qu’à se lâcher le temps d’un début de week-end.
Pour l’interprétation de cette chronique de société, la comédienne Jeannette Mogoun visiblement sur son mauvais jour, n’a pas montré une véritable ligne de jeu, dévêtant le texte de ses émotions. Atone, elle s’est retrouvée coincée entre sa personne et les émotions. Démontrant une vraie difficulté d’appropriation de son personnage.
Pour l’histoire, nous sommes sur le trottoir, une cage toute en noire avec ouverture unique, une pointe de lumière plombée dessus. C’est l’ampoule rouge. Le réceptacle de tous les égarés de la rue publique, en quête de chaleur, de plaisir en somme. La scénographie simpliste d’Hervé Yamguen propose un espace opaque où tout semble possible. Au centre, une prostituée un programme conçu pour faire éjaculer’’ le monde. Ici, chutent les corps et âmes de tous les acabits et de toutes les intelligences du pays. Pour meubler son quotidien, elle (la prostituée) fredonne régulièrement une chansonnette, saluant au passage ses exploits face à ses multiples clients. Son dynamisme et sa vigueur sexuels font écho. Sauf le jour son logiciel performance se grippe face à la proposition d’un client peu ordinaire. Il lui demande un sexe ‘’ qui n’est ni mâle ni femelle’’. Drôle et frustrant, la prostituée prend la parole et végète à coup de fureur les champs lexicaux usités pour traiter la femme (objet de fantasmes, machine à plaisir, etc).
Pendant une heure et demie de spectacle, le texte verse un fioul sans ornements dans les rapports Homme-Femme-sexe. On est plein dans le mil du sujet. Il traverse les politiques et les vices enfouis dans les cœurs des hommes de la rue publique et même dans les foyers. L’Epilogue du trottoire est un spectacle à l’origine d’engament social et politique qui fait suite à l’Epilogue des noyés et l’Epilogue des ventres de Alain Kamal Martial. Dommage que la version féministe en apparence servie par Dovie Kendo suscite très peu d’émoi et appauvrie la poésie du texte. A titre de rappel, en 2007, l’auteur avait fait sensation avec un spectacle tiré de la même pièce. En 50 minutes, cette pièce d’un étincelant luxe de détails rendit alors un vibrant hommage aux combats de la femme africaine.
Martial Nguéa
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