mardi 10 avril 2012

L’état théâtre ou le théâtre état


L’état théâtre ou le théâtre état
Notre Ministère de la Culture joue depuis sa création une pièce de théâtre dont le thème est la présence structurelle, visuelle et inerte dans la machine gouvernementale. Une pièce de théâtre entièrement improvisée avec des acteurs venus de partout sauf d’une école de formation appropriée puisque le Cameroun n’en possède pas. Une pièce de théâtre dont personne ne connait la trame, le protagoniste ou l’antagoniste, sans incident déclencheur, sans conflits donc sans obstacles puisque aucun bilan ne nécessite d’être présenté. A qui ?le fonctionnement du ministère de la culture montre bien l’idée que l’état a de ce pays dont il a la charge. Rester dans le gouffre de l’immobilité.
Après le scénario de la subvention des écrivains et non des maisons d’éditions, quel est le bilan national de notre livre ?où sont les livres de valeur édités grâce à l’aide du ministère ? Après le scénario d’aide des musiciens et non la construction des salles de concert et la lutte contre la piraterie, quel est le bilan positif de notre musique ? Après la farce de la distribution occulte du milliard Culturel au lieu de la mise en place des écoles d’art, des centres d’art, des conservatoires dans des régions quelle est la fierté qui reste visible et dont on peut se vanter comme empreinte du ministère de la culture ? On supprimerait le ministère de la culture que notre culture se porterait dix fois mieux. Comment peut-on croire qu’un délégué régional de la culture n’organise rien le 20 mars journée internationale de la Francophonie, le 27 mars journée mondiale du théâtre, le 29 mars journée internationale de la danse ? Le délégué en charge de la culture ne sait pas ce qu’il est sensé faire. Et même quand il est invité pour voir ce que les artistes de sa région ont préparé, il n’y va pas. Parce que le soir après le travail, c’est la bière qui fait loi et non la culture.
Dans la région nous voyons tout le monde se mobiliser pendant la semaine de la jeunesse. Le délégué régional de la jeunesse monte et descend pour que tout se passe bien. Pendant la semaine de la journée internationale de la femme, on voit tout le personnel du ministère en charge de la femme se mobiliser pour que le 8 mars soit un succès. La journée mondiale du tourisme ne passe jamais inaperçue parce que le ministère du tourisme se prépare pour que ce soit une fête. La journée des enseignants est connue dans tous les coins du pays. Pendant ce temps, le ministère de la culture dort. Aucune trace de son existence dans la promotion, la mise en valeur et l’encadrement des créateurs. On s’attendait à la construction d’un palais de la culture, le ministère de la culture a plutôt ouvert une infirmerie pour les artistes au ministère. Quelle farce ? les artistes des régions dès qu’ils sentiront la maladie arrivée prendront tous le transport pour Yaoundé.
C’est l’état théâtre de notre culture ou le théâtre état de notre manque de culture. Le ministère de la culture veut par cet acte dire que le ministère de la santé ne s’occupe pas des artistes dans les coins du pays ? je crois que chaque ministère doit travailler dans son département. Si un ministère de la culture a été créé pour ne rien faire, qu’il ne fasse rien et on comprendra mieux que de chercher à faire des choses sans études réelles et dans une improvisation amateur.
Wakeu Fogaing 

mercredi 15 février 2012


Mon candidat n'est pas N'importe qui

Wakeu Fogaing fabrique son  
nouveau spectacle humoristique 
à Bafoussam
Mon Candidat n'est n'importe qui 


Actuellement en répétitions à Bafoussam, Wakeu Fogaing manipule dans son laboratoire la période inter-électorale pour construire sa matière à rire. la gestion de ses mots l'invite à jeter un coup d'oeil sur la gestion d'autre chose. 
Rendez-vous mi-mars pour le spectacle.

lundi 23 janvier 2012

Épilogue d'une trottoir

Bientôt Chez Denise


Epilogue d'un trottoir de Alain-Kamal Martial
mise en scène par Dovie Kendo
avec jeannette Mogoun
Frustrés, ivres de hard, de sexe et déballant les incompréhensions sont les impressions tirées des  spectateurs vendredi dernier à la sortie de la salle de spectacle de l’Institut français (Ex centre culturel français) de Yaoundé au Cameroun. Théâtre et sexe ne font pas toujours bon ménage. La difficile représentation de l’Epilogue d’une Trottoire, proposée par le Maluki théâtre,  le confirme. Troisième représentation depuis sa création 2009, la pièce de l’auteur originaire de Mayotte Alain Kamal Martial mise en scène par Dovie Kendo, artiste à la liberté revendicative  mais surtout  très sensible aux questions de genres et sexe  n’a malheureusement pas été à la hauteur des attentes de cet autre défi de ses propositions artistiques habituellement très décalées.  Le public a eu droit à un spectacle désolant  et désobligeant qui laisse pantois. Pour cause ? Sexe gratuit, des  mots émouvants transformés en maux pour un public, qui,  ne demandait qu’à se lâcher le temps d’un début de week-end. 
Pour l’interprétation de cette chronique de société, la comédienne Jeannette Mogoun visiblement sur son mauvais jour, n’a pas montré une véritable ligne de jeu,  dévêtant le texte de ses émotions. Atone, elle s’est retrouvée  coincée entre sa personne et les émotions. Démontrant une vraie difficulté d’appropriation de son personnage.
Pour l’histoire, nous sommes sur le trottoir, une cage toute en noire avec ouverture unique, une pointe de lumière plombée dessus. C’est l’ampoule rouge. Le réceptacle de tous les égarés de la rue publique, en quête de chaleur, de plaisir en somme. La scénographie simpliste d’Hervé Yamguen propose un espace opaque où tout semble possible. Au centre, une prostituée un programme conçu pour faire éjaculer’’ le monde. Ici,  chutent les corps et âmes de tous les acabits et de toutes les intelligences du pays. Pour meubler son quotidien, elle (la prostituée) fredonne régulièrement une chansonnette, saluant au passage ses exploits face à ses multiples clients. Son dynamisme et sa vigueur sexuels font écho.  Sauf le jour son logiciel performance se grippe face à la proposition d’un client peu ordinaire. Il   lui demande un sexe ‘’ qui  n’est ni mâle ni femelle’’.  Drôle et frustrant, la prostituée prend la parole et végète à coup de fureur les champs lexicaux usités pour traiter la femme (objet de  fantasmes, machine à plaisir, etc). 
Pendant une heure et demie de spectacle, le texte verse un  fioul  sans ornements dans les rapports Homme-Femme-sexe. On est plein dans le mil du sujet. Il traverse les politiques et les vices enfouis dans les cœurs des hommes de la rue publique et même dans les foyers. L’Epilogue du trottoire est un spectacle à l’origine d’engament social et politique qui fait suite à l’Epilogue des noyés et l’Epilogue des ventres de Alain Kamal Martial.  Dommage que la version  féministe en apparence servie par Dovie Kendo suscite très peu d’émoi et appauvrie la poésie du texte.  A titre de rappel, en 2007, l’auteur avait  fait sensation avec un spectacle tiré de la même pièce. En  50 minutes, cette pièce d’un étincelant luxe de détails rendit alors  un vibrant hommage aux combats de  la  femme africaine.

Martial Nguéa

vendredi 9 septembre 2011

Une tournée qui Commence

"Mémoire d’une peau"  de William Sassine 

à l'alliance française de Garoua

Le Samedi 10 septembre 2011 à 19 H

Un lundi comme un autre… Milo Kan, l’albinos à qui la vie n’a pas fait de cadeau, rêve d’amour. Il rêve d’une grande histoire qui lui fera oublier son manque d’enfance, son trop plein de nature volage, son père discontinu, sa mère interrompue. Mais comment cesser d’être une ombre de Blanc et un négatif de Nègre quand on trouve l’amour rêvé auprès d’une femme noire et d’un homme blanc eux-mêmes albinos à leur façon ?*

Adaptation et mise en scène de Kouam Tawa, avec Wakeu Fogaing
Création au Centre culturel franco-guinéen de Conakry en novembre 2010

Durée :1h10

Théâtre en tournée au Cameroun

Mémoire d'une peau, de Williams Sassine, 

par la Compagnie Feugham

La dernière tournée de l'année dans le réseau culturel français au Cameroun!

Texte de Williams Sassine, adaptation et mise en scène de Kouam Tawa, avec Wakeu Fogaing / Création au Centre culturel franco-guinéen de Conakry en novembre 2010 / Durée : 1h10

La Compagnie Feugham est une troupe théâtrale camerounaise, basée à Bafoussam, dirigée par le comédien Wakeu Fogaing et administrée par le dramaturge Kouam Tawa.

Un lundi comme un autre… Milo Kan, l'albinos à qui la vie n'a pas fait de cadeau, rêve d'amour. Il rêve d'une grande histoire qui lui fera oublier son manque d'enfance, son trop-plein de nature volage, son père discontinu, sa mère interrompue. Mais comment cesser d'être une ombre de Blanc et un négatif de Nègre quand on trouve l'amour rêvé auprès d'une femme noire et d'un homme blanc eux-mêmes albinos à leur façon ?

Cette adaptation du chef d'œuvre de Williams Sassine sera en tournée dans tout le réseau culturel français au Cameroun.
 

Retrouvez-les :
le samedi 10 septembre à l'Alliance française de Garoua,
le mardi 13 septembre à l'Alliance française de Bamenda,
le mercredi 14 septembre à l'Alliance française de Dschang,
le vendredi 16 septembre au CCF de Douala, 
et enfin le samedi 17 septembre à 19h30 au CCF de Yaoundé, pour clôturer cette belle tournée!

photo / copyright Laury Alberts

vendredi 4 mars 2011

spectacle Chez Denise Samedi.


Theâtre


  
Le Féminisme n’est pas une maladie Contagieuse qui va envers et contre tous prendre en otage les femmes. Tels sont les mots-rages que Denise comédienne de la Compagnie Feugham de Bafoussam prend en charge pour dire le mal-être des femmes seules, des femmes libres et libérées d’une certaine manière par la société d’exclusion. La société aux mœurs stables et inviolables.


Je ne suis pas en colère… je crie
Avec
Denise Djuikom
Tous les samedis du mois de Mars à 19 heures
Au Café-Resto Chez Denise.
Texte et mise en scène de Wakeu Fogaing
Production : Compagnie Feugham
Téléphone : 99 82 83 27- 99 99 40 65 E-mail : compagniefeugham@yahoo.fr